THS, pour ou contre?

le THS

Le THS, traitement hormonal substitutif de la ménopause, pour ou contre c’est très difficile de savoir. Il existe des études très contradictoires. Pour ma part, j’ai opté contre, mais je vous laisse libre choix en lisant le résumé de ce que j’ai trouvé sur le sujet.

A quoi sert le THS ?

Le THS sert à remplacer les hormones que votre corps ne fabrique plus. Cela consiste à compenser au mieux les sécrétions ovariennes taries. Le THS, fait appel à des hormones très proches des hormones sécrétées par l’ovaire. Le THS utilise des hormones féminines, les œstrogènes et la progestérone. Il sert aussi à traiter les symptômes de la ménopause comme l’insomnie, les bouffées de chaleur, la sècheresse vaginale, l’ostéoporose, etc…

Quelle utilité ont les œstrogènes ?

Les œstrogènes, contrôlent la façon dont le corps utilise le calcium. Elles aident les os à se régénérer. Le manque d’œstrogène à la ménopause, entraîne un dérèglement hormonal, source de sécheresse vaginale, et de sautes d’humeur car elles influencent le cerveau.

Quelle influence a la progestérone sur le corps ?

En absence de progestérone, la muqueuse de l’utérus se développe trop sous l’effet des œstrogènes. Cela peut provoquer une augmentation de l’utérus et provoquer des hémorragies génitales et aussi favoriser le cancer de l’utérus et du sein.

Les examens nécessaires pour décider si vous êtes apte à prendre le traitement .

le THS

Le gynécologue vous fera passer les examens généraux que vous suiviez ou non le THS, tels que le frottis  vaginal, une mammographie, un dosage de la glycémie, du cholestérol et des triglycérides. Pour le traitement il complètera l’examen par la prise de la tension artérielle, il vous pèsera et examinera vos seins. C’est au bout du troisième mois de la prise du traitement qu’un examen complémentaire aura lieu. Il vérifiera que vous avez bien compris le traitement, que la dose prescrite vous convient. Car vous pouvez être en sous dosage ou en surdosage. Par la suite vous serez suivi environ tous les deux ans.

Quel mode d’administration pour le THS.

Le THS peut être pris sous forme de gel, de patch ou de comprimé.

  • Sous forme de gel ou de patch, le risque d’effets secondaires sont moindres, ils garantissent un dosage constant et relativement faible. Pour le gel l’appliquer le soir avant le coucher.
  • Sous forme de comprimé, à prendre le soir avant le coucher.

A qui est-il déconseillé de prendre le traitement hormonal substitutif .

  • Aux femmes ayant eu des antécédents de cancer du sein.
  • Aux femmes ayant eu un antécédent d’accident vasculaire ou cérébral.
  • A celles ayant eu un antécédent de phlébite.
  • Aux femmes ayant eu une maladie grave du foie.
  • A celles ayant eu un épisode de saignement vaginal inexpliqué, pouvant être à l’origine d’un fibrome, d’un polype, ou d’un cancer.

Contrairement à ce qui a souvent été dit, le tabagisme, l’obésité, le diabète ne sont pas incompatible avec le THS, mais le choix de l’hormothérapie sera influencé par ces facteurs.

Les effets secondaires liés au traitement hormonal substitutif.

  • Douleurs dans les seins.
  • Règles trop abondantes et longues.
  • Saignements en dehors des règles.
  • Règles douloureuses.
  • Maux de tête.le THS
  • Perte des cheveux.
  • Hyper-pilosité.
  • Nausées.
  • Jambes lourdes.

Ces effets secondaires sont dus en général à un mauvais dosage, il suffit de le rééquilibrer.

Le THS est il dangereux ?

De nombreuses études ont été faites sur le sujet, mais les résultats sont contradictoires. L’étude Américaine WHI, a été faite en 1993, sur 160 000 femmes ménopausées, volontaires âgées de 50 à 79 ans. Elles ont donc été réparties en plusieurs groupes afin d’étudier les effets sur la santé de la diététique, l’apport en calcium et le vitamine D et sur deux sortes de traitements hormonaux substitutifs et comparés à un placebo. Un traitement d’estrogènes plus progestatif pris en continu, et l’autre des estrogènes seuls appliqués aux femmes sans utérus. L’étude était prévue dix ans, l’étude sur les femmes prenant un estrogène plus un progestatif a été interrompue au bout de neuf ans. Hélas, les risques l’emportaient sur les bénéfices du traitement. Pour les femmes traitées par les estrogènes seulement a été poursuivie, mais les résultats ont été négatifs, ils ont observé une augmentation du risque cardiovasculaire. Concernant cette étude, il a été démontré que la moyenne d’âge des femmes volontaires pour cette étude était de soixante cinq ans, ce qui faussaient les résultats. En considérant cette étude sur les femmes âgées d’une cinquantaine d’années, et c’est l’âge en général auquel les femmes prennent le THS, il n’a pas été prouvé aucune augmentation de risques cardio-vasculaire. Il est prouvé aussi que les quantités administrées étaient trop fortes et de mauvaise qualité. Il faut savoir que les traitements utilisés au USA, sont différents de ceux utilisés en Europe. Cette étude n’est pas comparable avec le THS utilisé en France.

Les études européennes.

Une autre étude publiée dans une revue Anglaise, effectuée sur des femmes suivies dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein, a connu un retentissement médiatique. Donc cette étude effectuée sur un million de femmes a montré une légère augmentation de cancer du sein, surtout chez les femmes traitées par l’association d’estrogènes et de progestatifs. Mais cette étude n’a pas été faite sur tous les progestatifs utilisés en France, elle n’est donc pas complète. Une étude parue en France, l’étude E3N, concernant le risque d’augmentation du cancer du sein dit que cela dépend de la progestérone utilisée. C’est la nature de la progestérone qui serait la cause de l’augmentation du cancer. Les autorités sanitaire Françaises préconisent le traitement mais sur une durée la plus courte possible.

Les alternatives au THS.

Il est possible de combattre naturellement les symptômes de la ménopause, en utilisant :

  • Les phyto-œstrogènes présent dans la l’alimentation ( les légumes, les graines, les céréales, les herbes aromatiques, les produits laitiers etc…).le THS
  • La phytothérapie.
  • L’homéopathie.
  • Les compléments alimentaires.
  • En faisant du sport en complément.

Pour celles qui ne peuvent pas ou ne veulent pas utiliser le THS, il est possible d’améliorer les symptômes de la ménopause, de façon naturelle.

Mon expérience personnelle.

En résumé, ceci est une question de choix, je ne suis pas habilitée pour vous conseiller dans un sens ou dans un autre. J’ai moi même fait le choix de me soigner naturellement. En général je prends le moins possible de médicaments. Par contre, je vous conseille d’en parler avec votre médecin, et de voir avec lui, ce qui est le plus approprié par rapport à vos symptômes. Merci d’avoir visité mon blog, et n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me poser des questions. Corie.

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